Fluidothérapie chez le chat

Partager Email Pinterest Linkedin Twitter Facebook

chat malade couché dans le lit

Cet article a pour objectif d’expliquer de manière claire et accessible les principes de la fluidothérapie chez le chat. La fluidothérapie est un traitement couramment utilisé en médecine vétérinaire, indiqué dans de nombreuses situations cliniques. Vous trouverez ici un résumé des éléments essentiels à connaître, présenté simplement afin d’aider les propriétaires de chats à mieux comprendre en quoi consiste ce soin et pourquoi il peut être recommandé.

Qu’est-ce que la fluidothérapie chez le chat ?

La fluidothérapie consiste généralement à administrer des liquides stériles à un chat, le plus souvent par injection à l’aide d’une aiguille hypodermique. Ces liquides sont indispensables aux chats malades pour diverses raisons, détaillées ci-dessous. La fluidothérapie fait partie des traitements les plus importants et les plus efficaces dont dispose la médecine vétérinaire pour prendre en charge certains problèmes de santé chez le chat.

Comment la fluidothérapie est-elle administrée chez le chat ?

La fluidothérapie peut être administrée de quatre manières différentes.

1. Perfusion intraveineuse

Cette méthode doit être réalisée par un vétérinaire et représente le moyen le plus rapide, le plus efficace et le plus direct d’administrer une fluidothérapie. L’administration de liquides est un élément essentiel des soins intensifs lorsque les chats sont gravement malades.

Elle nécessite la mise en place d’un accès vasculaire, c’est-à-dire une administration directe dans la circulation sanguine, ce qui explique pourquoi cette procédure est exclusivement réservée aux vétérinaires. Une canule intraveineuse (ou « cathéter intraveineux ») est insérée, le plus souvent dans la veine céphalique (au niveau de la patte avant), dans la veine saphène (sur la patte arrière) ou, dans certains cas, dans la veine jugulaire (au niveau du cou).

Le cathéter est ensuite fixé, généralement à l’aide de pansements, et relié à un tube en plastique connecté à une poche contenant des liquides stériles, c’est-à-dire exempts de tout agent infectieux comme les bactéries, les virus ou les champignons.

Les liquides peuvent s’écouler dans la veine par simple gravité. Toutefois, dans la majorité des cas, le tube passe par une pompe à perfusion électrique, qui permet de calculer et d’administrer avec précision la quantité et le débit des fluides.

Les fluides sont ainsi injectés directement dans la veine du chat, entrent immédiatement dans la circulation sanguine, puis se diffusent dans le liquide interstitiel, l’humidité présente dans les tissus vivants de l’ensemble du corps.

2. Fluidothérapie sous-cutanée

Les liquides stériles peuvent être injectés directement sous la peau du chat. Le site d’injection le plus courant est la nuque, où la peau est plus lâche. Les chats tolèrent généralement bien les injections dans cette zone, ce qui en fait un emplacement privilégié.

Les liquides administrés par voie sous-cutanée atteignent la circulation sanguine, puis le liquide interstitiel, plus lentement que les fluides intraveineux. En effet, ils doivent d’abord être absorbés depuis l’espace situé sous la peau vers les vaisseaux sanguins, un processus qui peut prendre plusieurs heures. Chez un chat déshydraté, l’apport sanguin aux tissus sous-cutanés est réduit, ce qui peut encore ralentir l’absorption des liquides.

La fluidothérapie sous-cutanée est utilisée par les vétérinaires lorsqu’un accès veineux est difficile ou impossible à obtenir, par exemple chez un animal agité ou peu coopératif. Elle est également couramment pratiquée à domicile par les propriétaires, sous supervision vétérinaire, notamment dans le cadre de la prise en charge de maladies chroniques comme l’insuffisance rénale chronique.

Le même type de poche en plastique et de tubulure que pour une perfusion est utilisé, relié à une aiguille hypodermique insérée dans la nuque du chat. Les liquides s’écoulent par gravité à travers l’aiguille jusqu’à l’espace sous-cutané. Il est aussi possible de prélever le liquide dans une grande seringue à partir de la poche, puis de l’injecter directement sous la peau.

3. Fluidothérapie intra-osseuse

Les liquides stériles peuvent également être injectés directement au centre des os du chat, dans la cavité médullaire, où ils sont rapidement absorbés par la circulation sanguine. Cette méthode est presque aussi efficace que l’administration intraveineuse et est le plus souvent utilisée chez les petits animaux lorsqu’il est impossible de mettre en place un accès veineux.

Une aiguille spécifique est nécessaire pour réaliser une injection intra-osseuse. Les liquides peuvent ensuite être administrés soit à l’aide d’une seringue, soit par perfusion goutte à goutte à partir d’une poche de fluides.

4. En théorie, la fluidothérapie peut également être administrée par voie orale

Par exemple sous forme de solutions électrolytiques données aux chats en phase de récupération après des troubles digestifs. Toutefois, ce type d’administration n’est généralement pas inclus dans ce que l’on désigne habituellement par le terme de « fluidothérapie ».

Utilisations de la fluidothérapie chez le chat

La fluidothérapie est utilisée chez le chat dans toutes les situations où l’animal a besoin d’un apport supplémentaire en liquides. Les affections les plus courantes nécessitant une fluidothérapie sont les suivantes :

  1. Déshydratation, pour de nombreuses raisons possibles, dont certaines sont détaillées ci-dessous
  2. Insuffisance rénale chronique (maladie rénale chronique)
  3. Empoisonnement
  4. Troubles gastro-intestinaux
  5. Effondrement, quelle qu’en soit la cause
  6. Choc hypovolémique, lié à différentes causes possibles
  7. Coup de chaleur
  8. Chirurgie, pendant et après l’anesthésie
  9. Crises métaboliques, telles que l’hypoglycémie ou le diabète sucré
  10. Réanimation, par exemple après un collapsus

Quelle est la fréquence de la thérapie par fluides ?

chat recevant une thérapie par fluides

La fluidothérapie est une pratique très courante dans les cliniques et hôpitaux vétérinaires, où elle est utilisée quotidiennement pour de nombreuses indications. La fluidothérapie à domicile est également de plus en plus répandue, notamment en complément du traitement de la maladie rénale chronique chez le chat.

Comment les vétérinaires déterminent-ils si une fluidothérapie est nécessaire chez le chat ?

Votre vétérinaire suit un processus de prise de décision précis afin de déterminer si un chat a besoin d’une fluidothérapie.

1. Recueil détaillé des antécédents

Lors de la consultation, votre vétérinaire discutera en détail de tous les aspects de la vie et de la santé de votre chat afin d’obtenir un historique complet du problème actuel. Cela inclut notamment des questions sur son équilibre hydrique, comme la quantité d’eau qu’il boit, ainsi que sur tout signe pouvant entraîner une perte de liquides, par exemple des vomissements ou de la diarrhée. Le schéma de production d’urine sera également pris en compte.

2. Examen clinique

Votre vétérinaire examinera soigneusement votre chat, en recherchant tout signe physique de maladie et en portant une attention particulière à son état d’hydratation.

Chez un chat sévèrement déshydraté (plus de 10 %), la peau présente un phénomène de « pli cutané » : lorsqu’elle est doucement pincée, elle reste en position tendue au lieu de revenir immédiatement à sa place, comme chez un chat correctement hydraté. La fréquence cardiaque sera également vérifiée.

Les muqueuses, comme les gencives, seront examinées. Chez un chat déshydraté, elles sont souvent sèches et collantes en raison d’une perfusion sanguine réduite. Le temps de remplissage capillaire sera évalué, car il donne des indications sur le flux sanguin vers les gencives.

Le poids corporel de votre chat sera enregistré, un élément essentiel pour calculer précisément la quantité de liquides à administrer.

Tous ces paramètres sont surveillés de manière répétée lorsqu’un chat est hospitalisé et reçoit une fluidothérapie par voie intraveineuse.

3. Analyses sanguines de routine

Votre vétérinaire réalisera très probablement des analyses sanguines, notamment une numération formule sanguine et un profil biochimique, afin d’évaluer le métabolisme interne de votre chat.

Ces examens incluent souvent la mesure de l’hématocrite (ou volume globulaire total, PCV), un indicateur utile de l’état d’hydratation. Cette valeur est fréquemment utilisée pour calculer le volume de liquides nécessaire à la réhydratation. Elle est interprétée en parallèle avec le taux de protéines totales et d’albumine dans le sang.

Le taux de potassium sanguin peut également être mesuré. Dans certains cas, une supplémentation en potassium constitue une partie importante de la fluidothérapie si ce taux est trop bas. D’autres électrolytes peuvent être évalués, tout comme l’équilibre acido-basique.

L’ensemble de ces données permet de déterminer le type de liquide à administrer, le débit approprié et la quantité nécessaire.

4. Autres examens

Votre vétérinaire peut également mesurer la tension artérielle de votre chat. Un chat souffrant d’hypotension nécessitera une approche différente en matière de fluidothérapie par rapport à un chat présentant une pression artérielle normale.

Quel type de liquides est utilisé en fluidothérapie chez le chat ?

Symptômes d'hypoglycémie

Il existe différents types de liquides stériles utilisés en fluidothérapie. Ils sont tous conditionnés dans des contenants en plastique, le plus souvent des poches scellées de 500 ml ou 1 000 ml. Plus rarement, ils peuvent se présenter sous forme de bouteilles en plastique souple.

Les poches sont généralement placées dans un suremballage en plastique qu’il faut ouvrir pour accéder à la poche principale de liquides. Cette protection extérieure, retirée manuellement comme l’emballage d’un produit alimentaire, permet de maintenir la stérilité et de protéger les fluides pendant le transport.

À la base de la poche se trouvent plusieurs points d’entrée, sous forme de petits embouts saillants. Deux accès principaux sont utilisés :

  • Une ouverture plus large, destinée à être perforée par le dispositif de perfusion, c’est-à-dire la tubulure qui achemine le liquide vers l’animal.
  • Une ouverture plus étroite, munie d’un diaphragme souple en plastique ou en caoutchouc, permettant d’injecter des médicaments ou d’autres substances directement dans la poche de liquides stériles.

La poche comporte également des inscriptions sur le côté, comparables à une étiquette alimentaire, indiquant le type de liquide contenu, sa description et, le plus souvent, sa composition.

Les principaux fluides utilisés sont appelés des cristalloïdes. Il s’agit de solutions aqueuses contenant des sels minéraux et d’autres petites molécules solubles dans l’eau.

Parmi les différents types de cristalloïdes, on trouve :

  • La solution saline normale : c’est le liquide intraveineux le plus couramment utilisé. Il s’agit d’une solution cristalloïde isotonique contenant 0,9 % de chlorure de sodium, équivalente au plasma sanguin sans cellules ni protéines. Elle ne contient que des électrolytes et de l’eau et est utilisée pour un simple apport hydrique, notamment chez les chats déshydratés sans complication associée.
  • La solution saline hypertonique : plus concentrée, elle peut contenir par exemple 3 % de chlorure de sodium. Elle est réservée à des situations cliniques spécifiques, notamment lorsque l’on cherche à attirer les liquides des espaces interstitiels vers la circulation sanguine, comme en cas d’œdème cérébral.
  • Les solutions électrolytiques équilibrées, telles que la solution de Ringer lactate ou la solution de Hartmann. Elles contiennent une combinaison d’électrolytes conçue pour corriger certains déséquilibres métaboliques observés chez les chats souffrant de troubles comme les vomissements ou certaines maladies.
  • Le dextrose ou le glucose, parfois ajoutés aux fluides dans les situations où un chat présente une hypoglycémie.

En plus des cristalloïdes, d’autres types de fluides peuvent être utilisés :

  • Les colloïdes synthétiques, administrés par voie intraveineuse, sont composés de grosses molécules qui permettent aux liquides de rester plus longtemps dans la circulation sanguine. Ces molécules peuvent être de l’albumine, une protéine plasmatique, ou des sucres ou collagènes modifiés de manière synthétique. Les colloïdes les plus couramment utilisés sont l’hydroxyéthylamidon (HES) et les solutions à base de gélatine. Ils sont employés pour augmenter le volume circulant chez les chats ayant perdu des liquides de l’espace intravasculaire.
  • Le sang total peut également être utilisé dans certaines situations critiques, lorsqu’un chat a subi une perte sanguine importante. On parle alors de transfusion sanguine.

Comment les vétérinaires administrent-ils la fluidothérapie en milieu hospitalier ?

chat malade avec matériel de perfusion

Le liquide le plus couramment utilisé à la maison est soit une solution saline stérile, soit une solution électrolytique équilibrée, mais votre vétérinaire vous donnera des conseils clairs sur la façon de les utiliser.

Tout d’abord, les vétérinaires calculent la quantité de liquides nécessaire en tenant compte de plusieurs facteurs, notamment :

  • La maladie ou la situation clinique concernée (voir ci-dessus)
  • La présence d’une hypovolémie, c’est-à-dire une diminution du volume sanguin, par exemple après une perte de sang
  • Le degré de déshydratation
  • Les pertes continues de liquides, comme des saignements, des vomissements ou de la diarrhée
  • Le débit urinaire, qui est également pris en compte

Le vétérinaire détermine ensuite deux volumes de liquides essentiels.

Le premier correspond au bolus initial, administré afin de corriger le déficit hydrique du chat. Il s’agit d’un volume relativement important, donné sur une période plus courte.

Le second est le volume de liquides d’entretien, calculé pour couvrir les pertes physiologiques normales et répondre aux besoins quotidiens en fluides du chat.

Il est essentiel d’administrer la quantité exacte de liquides. Une administration excessive peut entraîner, avec le temps, un risque sérieux de surcharge liquidienne. Dans ce cas, les liquides peuvent quitter la circulation sanguine et s’accumuler dans les poumons, provoquant un œdème pulmonaire, une complication potentiellement mortelle.

Comment administrer une fluidothérapie à domicile chez le chat ?

Votre vétérinaire vous fournira des instructions précises sur la manière de procéder. Les informations suivantes constituent toutefois un guide général.

Quels liquides sont utilisés pour la fluidothérapie à domicile ?

Seuls les sacs de liquides spécifiquement fournis par votre vétérinaire doivent être utilisés. Les solutions administrées à domicile sont les mêmes que celles utilisées en clinique vétérinaire pour les perfusions intraveineuses.

Votre vétérinaire vous remettra également tout le matériel jetable nécessaire à l’administration des fluides (poches, tubulures, aiguilles, seringues, etc.) et vous indiquera précisément la quantité de liquide à donner, la fréquence des administrations et la durée du traitement.

À domicile, les liquides les plus couramment utilisés sont une solution saline stérile ou une solution électrolytique équilibrée, telle que la solution de Ringer lactate ou la solution de Hartmann.

Comment le liquide est-il concrètement administré ?

Insuffisance rénale chez le chat Diagnostic du chat chez le vétérinaire

Il existe plusieurs façons d’administrer les liquides à votre chat.

  • Le plus souvent, le liquide est administré directement à partir de la poche de perfusion, à l’aide d’une tubulure en plastique reliée à une aiguille hypodermique insérée sous la peau. La poche est suspendue ou maintenue au-dessus du chat afin que le liquide s’écoule sous la peau par gravité. L’administration dure généralement entre 5 et 20 minutes. Pendant ce temps, il est important de garder votre chat calme : vous pouvez le tenir doucement, le caresser ou, si cela l’aide à se détendre, lui proposer un peu de nourriture.
  • Dans certains cas, le liquide peut être administré par injection à l’aide d’une grande seringue.

Il est recommandé de réchauffer la poche de liquides avant l’administration, en la plaçant dans un bol d’eau chaude pendant une dizaine de minutes. Idéalement, le liquide doit être tiède au moment de l’injection, car il est mieux toléré et provoque moins d’inconfort qu’un liquide froid.

Quelle quantité de liquide est administrée ?

En règle générale, on administre environ 10 à 20 ml de liquide par kilogramme de poids corporel, soit environ 40 à 80 ml pour un chat de 4 kg, le plus souvent en un seul point d’injection. Une fois l’administration terminée, vous pourrez observer un gonflement sous la peau, semblable à un petit coussin.

Ce liquide est ensuite progressivement absorbé par l’organisme et passe dans la circulation sanguine du chat. Le gonflement diminue naturellement au fil des heures.

Que faire avec la poche de liquides après l’administration ?

La poche de liquides partiellement utilisée, ainsi que la tubulure en plastique et l’aiguille, doivent être conservées au réfrigérateur entre deux séances d’administration. Avant chaque utilisation, il est important de les sortir du réfrigérateur environ une heure à l’avance afin de leur permettre de revenir à température ambiante.

Qu’est-ce qui peut mal se passer ?

Les complications liées à l’administration de liquides sont rares. Le problème le plus fréquent est une infection ou une irritation au point d’injection, qui peut alors devenir enflé et douloureux. Si cela se produit, vous devez contacter votre vétérinaire sans tarder.

Combien coûte la fluidothérapie chez le chat ?

Le coût de la fluidothérapie comprend les consommables nécessaires (aiguilles, cathéter intraveineux, pansements, tubulures en plastique, poches de liquides stériles), ainsi que l’utilisation de l’équipement (pompes à perfusion et supports) et le temps professionnel requis pour la mise en place et le suivi du traitement.

Lorsque la fluidothérapie sous-cutanée est administrée à domicile, le coût concerne principalement le matériel jetable utilisé.

Il est impossible d’estimer un coût précis, car de nombreux facteurs peuvent influencer le prix final selon chaque situation. Il est donc vivement recommandé de demander à votre vétérinaire un devis détaillé avant d’accepter le traitement.

À titre indicatif, la mise en place d’une fluidothérapie en milieu hospitalier peut coûter entre 100 et 200 USD, avec un coût quotidien similaire pour l’entretien aussi longtemps que nécessaire. La fluidothérapie sous-cutanée à domicile peut quant à elle coûter entre 50 et 150 dollars, incluant l’équipement et la formation nécessaires.

Conclusion

La fluidothérapie est l’un des outils les plus précieux à la disposition des vétérinaires pour traiter les chats gravement malades. La fluidothérapie à domicile constitue également une option complémentaire très utile pour la prise en charge des chats atteints d’insuffisance rénale chronique.

Avatar photo

Dr. Pete Wedderburn, DVM

Le Dr Pete Wedderburn a obtenu son diplôme de vétérinaire à Édimbourg en 1985 et dirige son propre cabinet de 4 vétérinaires pour animaux de compagnie dans le comté de Wicklow, en Irlande, depuis 1991. Pete est bien connu en tant que vétérinaire médiatique avec des créneaux réguliers à la télévision nationale, à la radio et dans les journaux, y compris une chronique hebdomadaire dans le Daily Telegraph depuis 2007. Pete est connu sous le nom de « Pete the Vet » sur ses pages Facebook, Instagram et Twitter très fréquentées, publiant régulièrement des informations sur des sujets d'actualité et des cas réels de sa clinique. Il tient également un blog régulier sur www.petethevet.com. Son dernier livre : « Pet Subjects », a été publié par Aurum Press en 2017.